Réactions de la CMTQ à la Politique montréalaise pour l’action communautaire

La Commission sur le développement social et la diversité montréalaise a publié ce matin son projet de recommandations sur la Politique montréalaise pour l’action communautaire.

La Coalition montréalaise des Tables de quartier avait participé à la consultation publique sur cette Politique en présentant son mémoire le 22 février 2020.

Yves Bellavance, coordonnateur, présentant le mémoire de la CMTQ à l’Hôtel de ville.

Nous sommes heureux de constater que certaines de nos recommandations ont été retenues par la Commission :

Sur la présence de la Ville sur des CA d’organismes

Recommandation 31. « Afin de préserver l’autonomie des organismes, il serait préférable qu’aucun membre du personnel de la Ville ne soit présent lors des conseils d’administration de l’organisme sauf sur invitation de celui-ci. »

Recommandation 32. « Réviser avec les services juridiques les conventions de service à des fins communautaires afin de ne plus rendre systématique l’usage de la clause du statut d’observateur aux réunions du conseil d’administration des organismes. «

Sept recommandations sur l’accès aux locaux communautaires

Recommandation 23. « Effectuer des représentations auprès du gouvernement du Québec pour l’accès et le financement à des locaux abordables et adaptés dans ses bâtiments excédentaires afin de permettre un soutien aux besoins locatifs des regroupements et organismes communautaires de Montréal. »

Recommandation 22. « Procéder à une étude exhaustive qui met à jour les besoins locatifs, les moyens, et les locaux disponibles de la Ville afin de mieux soutenir les organismes communautaires pour l’accès à des locaux abordables et adaptés. »

Par contre, certains enjeux ne sont toujours pas solutionnés. Par exemple, nous demandions que cette Politique ne soit pas un complément aux politiques existantes des arrondissements tel qu’indiqué. Mais plutôt qu’elle chapeaute l’ensemble des politiques et soutiens de tout le territoire montréalais (il faut que chaque arrondissement adhère à la Politique montréalaise).

Or, la Commission réitère que « les arrondissements et les villes liées disposent d’une autonomie qui leur confère le droit d’adopter et d’appliquer ou non la présente Politique, donc que celle-ci ne peut leur être imposée ». Ils sont encouragés à s’en inspirer (comme le montre la Recommandation 14, qui nécessite elle aussi une clarification sur comment la Politique envisage cet arrimage). Bien que nous comprenions fort bien la dynamique des compétences entre la Ville-centre et les Arrondissements, nous considérons toujours qu’une telle vision limite sérieusement la portée réelle de la Politique.