Portrait des Tables de quartier et des enjeux d’intervention 2011-2012

Rapport présentant les principales conclusions de la démarche d’appropriation des Tables de quartier entreprise par la CMTQ en 2012.

Auteurs : Jacinthe Dupuis du CRPS InterActions du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal et Yves Bellavance de la Coalition montréalaise des Tables de quartier.

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Conclusion

En conclusion la compilation des données descriptives du questionnaire réalisé en 2013 nous permet de constater certaines tendances dans le travail des Tables de quartier.

Tout d’abord, les champs d’interventions les plus travaillés par les Tables sont :

  • la sécurité alimentaire (18 Tables);
  • l’habitation (16 Tables);
  • les jeunes, petite enfance et familles (14 Tables).

Toutefois, pour ce dernier champ d’intervention, les Tables ont identifié davantage d’enjeux à travailler (65 enjeux comparativement à 14 en moyenne) que pour les autres champs.

De manière générale, on peut également tirer certaines conclusions sur l’émergence des initiatives :

  • 61 % des initiatives émanent d’une instance de la Table de quartier;
  • 11,2 % émanent de démarches citoyennes;
  • 10,8 % émanent d’organismes du milieu;
  • les tables et comités sectoriels ainsi que les programmes ou politiques publiques comptent pour 8,4 % des initiatives chacun.

En ce qui a trait à l’envergure géographique des enjeux identifiés, on remarque que :

  • près de la moitié ne concerne qu’un quartier en particulier (46,3 %);
  • un peu plus de 30 % s’appliquent à l’ensemble d’un arrondissement;
  • 17,5 % concernent uniquement une section d’un quartier (ex. RUI);
  • seulement 5 % des enjeux identifiés concernent plus d’un quartier (libellés comme « interquartier » lors de la cueillette) et plus de la moitié de ceux-ci sont des enjeux identifiés dans le champ d’intervention « Jeunes, petite enfance et famille ».

L’implication des acteurs du milieu est assez variable selon le champ d’intervention. Toutefois, on y retrouve invariablement des acteurs provenant du milieu communautaire, des arrondissements et des CSSS. En détail, on remarque que :

    • le milieu communautaire est impliqué dans 97 % des initiatives;
    • les arrondissements le sont dans près de 85 % des cas;
    • les CSSS, quant à eux, dans 73 % des cas;
    • les tables et comités sectoriels (74,3%);
    • les élus, peu importe le palier gouvernemental (60,5 %);
    • les écoles (48,1 %).

Les citoyens sont identifiés par les Tables de quartier à titre d’acteurs impliqués dans 41 % des initiatives entreprises. On remarque leur implication dans treize des quinze champs d’intervention et ils sont surtout présents dans les enjeux en lien avec l’environnement et l’aménagement urbain, la santé et les saines habitudes de vie, la sécurité alimentaire de même que les transports où ils sont présents dans plus de 50 % des initiatives rapportées par les Tables.

Les données compilées montrent que le rôle des Tables dans les moyens utilisés pour travailler les enjeux est assez variable. De prime abord, on aurait tendance à conclure que les Tables ont surtout un rôle de « leader » des moyens, mais elles ne l’ont que dans 36,5 % des cas. Dans 27,5 % des cas, elles affirment avoir plutôt un rôle de « soutien » dans la démarche. Autrement, elles sont « membres » des démarches dans près de 20 % des cas et « initiateur » dans seulement 14 % des cas.

Toutefois, après avoir comparé les données du questionnaire de 2011-2012 et les rapports d’activités 2013-2014 et 2014-2015, on peut conclure que les Tables de quartier sont davantage engagées dans les champs d’intervention que ce qu’indique la collecte de données initiale. En effet, dans les rapports d’activités, on note que les Tables sont impliquées dans davantage de champs d’intervention. Si des champs peuvent effectivement avoir été récemment investis par certaines Tables, cette présence plus importante serait plutôt révélatrice de difficulté dans la collecte de données initiale, présentées en introduction, que d’une augmentation réelle des activités des Tables. Ainsi, le présent rapport représente un échantillon de Tables et de leurs actions, non pas l’ensemble des Tables, mais offre tout de même une vision plus détaillée des enjeux et des moyens utilisés par celles-ci dans leur travail, ce qui ne se retrouve pas dans les rapports d’activités. Refaire un tel exercice, mais en utilisant une méthode différente pourrait s’avérer utile dans le futur afin de mieux connaître le détail des activités des Tables de quartier à Montréal.