La pauvreté, absente de la campagne électorale municipale

Lire l’article complet sur Le Devoir, publié le 25 octobre 2017.

Extrait

À l’exception des engagements en faveur d’une tarification sociale en transport en commun il y a deux semaines, on ne peut pas dire que la question de la pauvreté a occupé le devant de la scène médiatique durant la présente campagne électorale montréalaise. Le mot « pauvreté » n’a même pas été prononcé lors des deux débats des candidats à la mairie. Baseball, Formule E, pitbulls, transport en commun, voilà les sujets qui ont jusqu’ici retenu l’attention.

Lorsque la question de la pauvreté est abordée, les politiciens ont tendance à s’attarder à l’unique phénomène de l’itinérance, un enjeu sans nul doute très important, la pointe de l’iceberg en matière de détresse humaine. L’itinérance côtoie à l’autre bout du spectre l’opulence de Montréal et ses chics tours à condos du centre-ville.

Entre les deux, on oublie souvent qu’il y a plusieurs femmes et plusieurs hommes qui peinent à boucler leur budget, à joindre les deux bouts, même en travaillant. 40 % des Montréalais qui vivent sous le seuil de la pauvreté travaillent. Les deux tiers des travailleurs pauvres se retrouvent dans les quartiers centraux de Montréal.